4 août 2020

Pau 2020, la révélation Thomas LENGLET

Thomas Lenglet a classé sa femelle 341134 de 2018, à la première place nationale du classement femelle du concours international de Pau. 
Un véritable coup de tonnerre dans l’Aisne, qui est ce jeune joueur de 23 ans ?



Le dernier concours international de Pau du samedi 18 juillet, avait été lâché tôt le matin à 7 heures 15. Du coté de Beaurevoir dans le nord de l’Aisne, Thomas à la même heure, prépare ses jeunes pour l’enlogement matinal dans sa société de Saint-Quentin, pour le concours de Sens, organisé par le groupement de l’Aisne.

Thomas a réservé sa soirée pour attendre l’arrivée des yearlings enlogés sur le concours fédéral d’Agen et les onze pigeons de Pau, sept mâles de 2018, un de 2016, et trois femelles de 2018, qu’ils attend pour 20/21 heures.


Des amis sont venus le rejoindre pour voir les pigeons arrivés. On allume le barbecue, on tape la discute en prenant l’apéro, avec le pigeonnier bien en vue. Pendant ce temps, les yearlings engagés sur Agen commencent à arriver, ils feront prix (4/10), la soirée commence bien.


Thomas, raconte nous l'arrivée de ton pigeon.

Le premier pigeon d’Agen arrive à 19h23, il fera onzième à la société de Saint-Quentin avec une vitesse de 923,765 pour 681 km. Une minute plus tard, une femelle arrive comme une balle et se pose directement sur la planche d’envol avant d’entrer dans le pigeonnier des femellesEn voyant la bague verte, j’ai compris que c’était un pigeon de Pau, mais j’avais beaucoup de mal à réaliser.

Je l’ai directement attrapé pour la signaler par téléphone, au référent de la société de Solesmes où j’enloge les internationaux. Il m’a annoncé que j’étais premier à Solesme, j’étais super heureux. Après la mise à jour sur PIR 3, j’ai eu des appels téléphoniques pour me féliciter, c’est là que j’ai réaliser que ma femelle faisait première nationale, c’était un moment extraordinaire ».


Tu as eu des messages de félicitations ?

Oui, toute la soirée et le lendemain matin. Ces témoignages m’ont touché, mais j’avais encore du mal à y croire. J’ai fait 5 pris prix sur 11, j’étais super heureux.


Parle nous de cette femelle :

C’est un jeune de 2018 de mes reproducteurs, le père est un fils du 618 d’Eric Vanacker (fils du premier national Perpignan), et la mère est une très bonne voyageuse de chez Jean-Louis Fumière. Elle fait toute la ligne de vol du groupement de l’Aisne : Sens, Auxerre, Gien, Nevers, Aurillac (fédéral) et Bourges (deux semaines avant le lâcher de Pau).

Je comptais la jouer sur le concours de Perpignan, malheureusement elle a mué deux plumes à la fois. Elle est donc restée à la maison.


Sur quelle position l’as-tu joué ?

Je joue au veuvage, mes femelles sont accouplées ensemble. Ma femelle était donc accouplée avec une autre femelle. Elle a pondu une première fois, j’ai enlevé les œufs quinze jours plus tard. Je l’ai laissé pondre une seconde fois et je lui ai glissé un jeune de 2 jours, trois jours avant l’enlogement de Pau.




Tous tes pigeons sont rentrés ?

Non, j’en ai 9 sur 11 le dimanche, et on m’a signalé un mâle le mardi. Le pauvre s’est noyé sous les yeux d’un père et ses deux enfants impuissants, dans le canal de Saint-Quentin. J’étais dégoutté, car le pigeon était à 20 km de son colombier.


C’était ton premier concours international ?

Non, j’ai joué en 2018 Pau et Marseille, mais je n’avais pas les pigeons adaptés, ils sont rentrés mais je n’ai pas fait de prix. En 2019, j’ai joué les mêmes pigeons sur Pau, avec les mêmes résultats.


Qu’est ce qui explique ta réussite cette année ?

En 2018 j’ai investi en achetant des pigeons de grand fond. Jean Louis Fumière m’a offert un fils de son meilleur Pigeon et quelques femelles. Cet apport explique, je pense, ma réussite de cette année, ainsi que les bons conseils de Jean-Louis.


Parle-nous de toi :

J’ai 23 ans et je suis colombophile depuis 2016. J’ai d’abord joué à la société d’Aubencheul, et cette année à la société de Saint-Quentin.

Je suis mécanicien auto de formation, je termine un service civique au colombier départemental de l’Aisne Naturagora, pour reprendre mon métier de mécanicien en septembre. J’habite chez mes parents, chez qui j’ai construit cinq pigeonniers de deux compartiments.



Quels conseils donnerais-tu aux débutants ?

Les soins, la motivation des pigeons, et la préparation aux concours sont très importants. Il faut également se procurer des pigeons adaptés à la catégorie jouée, chez des amateurs confirmés. Je lis beaucoup les forums sur internet, et je n’utilise que des compléments d’origine naturelle. Mais je ne suis qu’un débutant, et donc je conseille aux nouveaux de se rapprocher des joueurs confirmés, qui sont toujours de bons conseils. 




Un dernier mot :

Je remercie mes parents, les personnes qui m’ont félicité et Jean-Louis Fumière (ci-dessus), qui m’a appris à préparer mes pigeons pour les internationaux. Je remercie également le groupement colombophile de l’Aisne qui a organisé de beaux concours avec de gros contingents.


Bravo Thomas, merci d'avoir bien représenté le département, et bonne chance pour septembre :)


olivierdaulnois@gmail.com





 








 

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