6 avr. 2021

2020, un champion est né !

Qui ne connaît pas Olivier BERTAUX... et pourtant, c'est un très jeune colombophile. Olivier a pris sa première licence en 2017 à la société de Laon, en 3 ans il remporte le championnat de l'Aisne et cette même année, il positionne Naturagora, qu'il pilote à la deuxième place du fédéral Treignac. 

 

Olivier BERTAUX à Naturagora


Je me suis donc rendu chez lui pour lui poser quelques questions afin que chacun d'entre vous puisse en savoir plus.

Au-delà de l'accueil chaleureux, c'est toujours un plaisir d'échanger avec Olivier BERTAUX, il a, en peu d'années, assimilé les codes de la colombophilie tout en remettant en cause, en permanence, toutes ses convictions, ses certitudes. Je dirai qu'Olivier est un chercheur méthodique et d'une rigueur assez rare. C'est certainement une des clés de sa réussite en plus d'être un compétiteur. Si vous voulez le motiver, provoquez-le !

Une deuxième est son engagement pour notre belle passion. Au-delà d'être colombophile, Olivier est un pilier pour notre groupement, il assure la communication et le pilotage de Naturagora. Croyez-moi, il faut un certain dévouement et un sens de l'intérêt général pour conduire ces deux missions. J'en profite pour le remercier

Maintenant, pour en savoir plus, je vous propose de prendre connaissance de l'interview.



Comment es-tu arrivé à la colombophilie ?


Quand j’étais enfant mes parents avait un ami qui était colombophile (Jean-Marc MOUTARDE), il m’avait donné quelques revues de « Pigeon rit » et m’avait beaucoup parlé de sa passion. Il a dû planter une petite graine dans mon esprit, car en 2016 après une visite chez Samuel MOUTONNET, l’idée de devenir moi-même colombophile a germé. Je considère Samuel comme mon maître, il est toujours disponible pour moi. Je reconnais également que j’ai bien été accueilli à la société de Laon, et que je m’y suis fait beaucoup d’amis. 

Avec Emmanuel GILLOT, Ludovic CLIQUOT et Laurent GUYARD

 


Ensuite j’ai eu la chance d’être pris en main par deux autres grands colombophiles, qui sont Laurent GUYARD et Ludovic CLIQUOT. Je sais que je leur dois beaucoup et je suis très heureux de les avoir rencontrés, nous sommes devenus proches.


Ta première saison?


Ma première saison de jeu était en 2017, j’ai commencé avec une vingtaine de jeunes offerts par Samuel MOUTONNET et Ludovic CLIQUOT, puis des jeunes de reproducteurs Natural que j’avais achetés à Lionel CAREMBAULT. J’en ai perdu beaucoup lors du premier concours, sans doute à cause d’un problème de santé que je n’ai pas détecté, mais j’ai fait quelques prix.
L’année suivante je m’étais fixé comme objectif de me rapprocher de Patrick HUART au classement du championnat jeune de la société de Laon. Patrick est un spécialiste de cette discipline, mais j’ai terminé deuxième. Par contre j’ai gagné le championnat des yearlings 2018.
Lors de la saison 2019, j’ai remporté le championnat général à 1 point devant Ludovic CLIQUOT, mais Ludovic à gagner celui de 2020 avec également 1 point d’avance.
Mes objectifs pour la saison 2020 était de rester champion de ma société et de bien figurer au championnat général de l’Aisne. J’ai échoué à Laon, mais j’ai gagné celui de l’Aisne.


Tes pigeonniers? 




Je dispose de deux pigeonniers pour mes reproducteurs qui ont accès à une « volière paysagée » de 50 m², de deux pigeonniers de 20 casiers pour les voyageurs (divisés en deux parties) et d’un pigeonnier pour les jeunes. Mes installations ne sont pas top, car je ne suis pas un grand bricoleur et j’ai essayé d’utiliser au maximum des matériaux de récupération pour une question de coût financier.


 
Mon premier pigeonnier est situé à l’ombre d’un bâtiment et il est orienté au nord (comme celui des jeunes), le second est situé à deux mètres de hauteur. Il s’agit de la cabane de ma fille Lisa que j’avais construite dans un arbre et que j’ai transformée en pigeonnier en 2018. 




Ta méthode de jeu?


J’ai joué au naturel en 2017, 2018 et 2020. En 2019, j’ai joué à la trappe coulissante pendant un mois et demi. Je n’ai pas encore assez d’expérience pour jouer au veuvage, et souvent ce sont mes pigeons qui décident de leur partenaire et de leur colombier. Par exemple, j'ai une demi-douzaine de couples qui sont retournés s’installer dans le colombier des jeunes. J’ai encore beaucoup à comprendre, et c’est formidable d’apprendre tous les jours.
Dès la fin des concours, toutes les femelles sont placées dans la grande volière et y restent jusqu'aux accouplements (en décembre pour les reproductrices et en janvier pour les voyageuses).




L’origine de tes pigeons? 


Le meilleur pigeon de sa colonie, le 237888 de 2017, offert par son ami Ludovic.



J’ai bien réussi avec les pigeons de Samuel MOUTONNET et de Ludovic CLIQUOT. J’ai gagné deux fois le concours de Montauban (2018 et 2019) en société grâce à l’un des pigeons de Ludovic le 325888, qui fait également prix sur Barcelone. Je l’ai mis cette année à la reproduction avec son frère le 325887, leur descendance devient la base la plus prometteuse de ma colonie. J’ai également bien marché avec les jeunes d’un couple de Bricoux Natural de Lionel CAREMBAULT et avec un couple de reproducteurs de Sylvain MEILLER. Depuis l’année dernière j’introduis également des jeunes de la colonie d’Eric JOLY, en qui je fonde beaucoup d’espoir.


Ton engagement bénévole pour le groupement de l’Aisne?


Par amitié pour Ludovic CLIQUOT, j’ai accepté de faire partie du nouveau bureau de l’Aisne afin de lui donner un coup de main au niveau de la communication, pour le site internet en particulier. Et comme je suis un voisin, j’ai également accepté de m’occuper du Colombier départemental Naturagora. Je suis satisfait de faire partie de son équipe et des avancées que nous avons réalisées. J’admire son leadership et son sens aigu du dialogue, c’est un rassembleur. Cette voie est l’avenir de la colombophilie, car il faut sortir des rivalités sportives qui dégénèrent en conflit de personne. Ces vieilles rancœurs nuisent grandement à l’attractivité de notre sport et donnent une mauvaise image de notre passion. Je fais confiance à Ludovic et je suis rassuré sur l’avenir de la colombophilie dans l’Aisne.


Ta vision de la colombophilie?


C’est une activité formidable, car nous sommes en contact avec des animaux extrêmement attachants, intelligents et sensibles. Le contexte sportif et la compétition sont également très motivants, et source de beaucoup d’émotions. La colombophilie au quotidien, c’est beaucoup de travail de nettoyage et de soins, mais également beaucoup de réflexions. 


Cette approche intellectuelle me plaît et répond à mon hyper activité et ma curiosité d’apprendre . Il faut effectuer le suivi des performances, trouver les bons accouplements et gérer des équipes pour être présents dans tous les championnats. La colombophilie permet également d’entretenir des relations sociales et de se faire des nouveaux amis. L’aspect coopératif est également primordial, pour les conseils et les entraînements en commun ou les échanges de pigeons.


Tes conseils pour les nouveaux?


Commencer par lire les ouvrages disponibles sur le sujet et se procurer des revues, comme la France colombophile par exemple. Et puis ne pas suivre bêtement tous les conseils, il est important de se faire sa propre expérience.
Il faut éviter de trop modifier sa méthode quand elle marche, et n’intervenir qu’avec des petits changements. Il faut maintenir autant que possible ses pigeons en bonne santé, bien éduquer ses jeunes par des entraînements. Avec mes amis, nous programmons un entraînement tous les jeudis pendant la saison sportive, pour garder nos pigeons motivés.
Et puis surtout, il faut chercher ses jeunes chez un amateur reconnu qui fait des prix, c’est l’assurance d’obtenir des pigeons déjà sélectionnés. Faire le contraire est une perte de temps.


Tes objectifs pour l’avenir?


Mon objectif principal est de faire une belle saison avec les jeunes et les yearlings de Naturagora, je sais pouvoir compter sur Eric VANACKER qui est le coach des yearlings et qui m’apprends beaucoup.
Ensuite, dans ma propre colonie, continuer à prendre du plaisir en jouant tous les week-ends les concours du groupement de l’Aisne et de la deuxième région, et essayer de jouer tous les championnats. Pour l’avenir, je souhaite jouer les concours internationaux, mais je ne pense pas qu’il soit possible d’être présent et performant en jouant sur les deux tableaux. C’est pour cette raison qu’en 2020 j’ai fait l’impasse sur les concours internationaux.


Des remerciements ?



Oui je remercie mon épouse et ma famille pour leur patience, les membres de la société de Laon pour leur accueil, Samuel MOUTONNET et Ludovic CLIQUOT pour la qualité des pigeons qu’ils m’ont offerts à mes débuts, et enfin Naturagora (en particulier M DOYET et Mme PHILIPPOT) pour l’aide et le soutien apportés au Colombier départemental.



Vous l'avez compris, il faut non seulement compter sur Olivier sur les années à venir et aussi sur Naturagora.

Nous lui souhaitons pleine réussite pour sa saison 2021 et nous le remercions pour ce qu'il fait et apporte à nous tous dans l'Aisne.

Ludovic CLIQUOT

Président du groupement de l'Aisne


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