30 déc. 2019

Eric JOLY, champion 2019

Eric JOLY.

Nous souhaitions conclure l’année 2019 sur ce blog en rendant hommage au valeureux champion du Groupement colombophile de l’Aisne de l’année.

Nous avons donc rendu visite à Eric Joly chez lui, dans la maison qu’il habite sur la commune de Bucy lès Pierrepont. Nous avons également eu le plaisir de rencontrer Annie, son épouse.
Annie et Eric JOLY, l'équipe gagnante de cette saison 2019.

Eric pratique la colombophilie depuis l’année 1987. « Au début, les pigeonniers étaient situés à Morgny en Thiérache, chez mon ex-beau père, qui s’occupait des pigeons pendant la semaine. j’ habitais alors assez loin à Nouvion et Catillon. Les résultats étaient alors moyens ».

« En 1998, lorsque je me suis installé à Bucy, je jouais les jeunes dans les nouveaux pigeonniers, mais je continuais à jouer les vieux dans les pigeonniers de Morgny. Lors du transfert des vieux en 1999, je n’ai réussi à aduire qu’un seul pigeon. Lors des entraînements ils rentraient bien à Bucy, mais lors des concours, ils rentraient toujours à Morgny ».

Lors de son premier concours sur La Ferté sous Jouarre, sur 31 pigeons engagés, seulement 1 jeune est rentré.

A la suite d’une maladie, Eric a été placé sous le statut de travailleur handicapé : « J’ai dû cesser ma profession de mécanicien, mais cela me laisse plus de temps pour m’occuper de la colonie ».


Les pigeonniers.

Les pigeonniers d'Eric JOLY.
Ils sont très bien orientés, c’est à dire sud sud-est, des plaques transparentes forment la toiture orientée sud. Construits en parpaings, le plancher est en bois au dessus d’un vide sanitaire. Il y a une grande grille d’aération en façade, qui peut être complètement fermée. Les pigeonniers sont donc bien secs et bien ventilés, ils accueillent entre 11 et 15 couples dans un espace de 2 mètres sur 2,5 mètres.

Il dispose de 8 pigeonniers, 2 pour les concours de distances inférieures à 300 km, 2 pour les distances de moins de 500 km, 2 pour pour le fond et 2 pour les jeunes. Il y a également un neuvième pigeonnier pour les reproducteurs, qui ne sortent pas.

Au sol, une bonne couche de fientes bien sèches. « je ne suis plus un maniaque du grattoir, je nettoie le sol deux fois par an seulement. Je nettoie les casiers, quand la couche de fientes atteint le caillebotis ».

Une bonne couche de fientes bien sèches.
 

La méthode JOLY :

« J’entraîne mes pigeons 2 fois par semaine, le mardi et le jeudi à 15 km (Saint- Erme). S’ils ne rentrent pas bien, les pigeons repartent à nouveau, des fois j’ai recommencé trois fois. Cela représente environ 140 pigeons, que je commence à attraper vers 8 heures jusque 11 heures. Mon épouse Annie, me donne un coup de main pour les mettre dans les paniers ».

« Pendant la saison des concours je nourris les pigeons deux fois par jour, le reste de l’année ils sont nourris une seule fois le matin, mais pas forcément à des horaires réguliers. Je me prends moins la tête que par le passé, j’essaie de faire le plus simple possible ».

En terme d’alimentation pendant la saison des concours :

- le lundi : mélange dépuratif (firme belge) ;

- les autres jours : mélange standard mue (firme belge).

Eric n’aime pas administrer les compléments alimentaires sur le grain, il préfère les ajouter dans l’eau de boisson :

- le lundi : un complément d’acides aminées et de vitamines (firme allemande) ;

- le mardi : eau claire ;

- le mercredi : préparation à base de plantes (firme belge);

- le jeudi et vendredi : glucose ;

- le dimanche au retour des concours : électrolytes (même pour les concours de vitesse).

Les casiers.

Annie s’amuse en rappelant toutes les techniques qu’Eric utilisait pour motiver ses voiliers : les miroirs et les sauterelles dans des œufs creux par exemple, qu’il fallait attraper dans le jardin.

Eric joue au naturel, il accouple un premier pigeonnier le 1er décembre, puis un pigeonnier suivant par semaine.

Normalement, les sexes sont séparés du mois d’octobre jusqu’aux accouplements en décembre. Mais cette année, ils n’ont été séparés que quinze jours. Avec ses activités bénévoles à la société de Vervins, à l’amicale de Thiérache et au Groupement de l’Aisne, il dispose de moins de temps et ne peux plus faire comme il veut.

Les pigeons sont joués souvent, « un pigeon peut participer jusqu’à 20 concours dans une saison, pour 2019 le maximum a été de 18 concours ».

 
Suivi de la colonie :

C’est Annie qui effectue le suivi de la colonie sur informatique, grâce à un tableur complexe qui permet le suivi par catégorie de concours. Tous les prix sont enregistrés et les résultats des pigeons analysés.
Les pigeons sont classés pour chaque concours, dans leur ordre d’arrivée : à la maison, dans la société, dans le Groupement, etc. « Pour les classements « maison » je ne conserve que les résultats des pigeons qui pointent, soit les premiers 25 % ».

 
Ses trucs de champion :

Lorsqu’un pigeon est en retard et qu’il rentre dans la semaine, il est systématiquement enlogé le samedi suivant. « Ma sélection est effectuée par les concours, je n’élimine pas de pigeon ou très peu en fin de saison ».

Les pigeons sont enlogés toutes les semaines. La plupart des pigeons sont joués sur 7 concours en 7 semaines, et bénéficient ensuite d’un week-end de repos. Même après un concours de grand demi-fond, ils peuvent être engagés la semaine suivante sur un concours de vitesse. Les pigeons sont toujours en activités pour rester en forme.

« Ne pas se prendre la tête, ce n’est qu’un loisir ».


Le 116436 de 2014 avec sa sœur, As de l'Amicale de Thiérache.

Origine de la colonie :

La colonie est constitué à 75 % de pigeons d’origine Philippe, Laurent et Melissa VERSPREET, et à 25 % d’origine René BONIN et Eric VANACKER.

« J’en profite pour remercier Philippe, Laurent et Melissa pour leurs pigeons de qualité ».

« Quand j’ai besoin d’un conseil, je m’adresse à mon ami René BONIN, qui est un sage en colombophilie, c’est une vraie bible. Il habite désormais dans le département de la Seine-Maritime ».

Sur cette photographie, le pigeon numéro 116436 né en 2014, au palmarès extraordinaire : 72 prix sur 75 enlogements. « En 1 an, il a fait 13 prix sur 13. Il fait partie des pigeons de ma souche VERSPREET ».

Conseils pour devenir champion :
 
Quand on lui demande un conseil pour devenir champion du groupement, il répond avec humour qu’il faut d’abord JOUER. « Jouer beaucoup, tous les concours de la ligne de vol, et élever beaucoup. Il faut aussi bien connaître ses pigeons, pour choisir ses inscrits, et disposer de pigeonniers bien situés, bien ventilés et bien secs.

Je conseille également aux nouveaux amateurs de trouver un parrain colombophile pour les aider, les conseiller, et leur fournir des pigeons gratuits. Et se concentrer sur leur propre méthode, avant d’essayer de copier chez les autres.
J’ai aidé un jeune amateur, Joachim MALAQUIN, qui m’a battu en concours, c’était une belle récompense. Malheureusement, il a du arrêter la colombophilie, pour s’occuper de l’association créée pour son fil  ».
Eric bague 150 jeunes chaque année, dont une cinquantaine pour les amis et les ventes, dont en 2019 celle pour l’association Le combat de Lucas.

Son trophée préféré.
 
Le groupement de l’Aisne :

Eric est devenu lors des dernières élections vice-président du groupement de l’Aisne, ce qui lui donne beaucoup de travail. « Nous formons une bonne équipe, qui a proposé une bonne ligne de vol pour 2020. Il y en a pour tout le monde ».
 
«Ça fait des années que l’on oublie les petits amateurs. Avec régulièrement des concours de petites distances, les nouveaux amateurs peuvent apprendre la colombophilie, avec moins de casse que sur les plus longs concours. C’est important de penser à eux dans la conception de la ligne de vol, si l’on veut se donner les moyens d’accueillir de nouveaux colombophiles».


Colombier départemental NATURAGORA.

« C’est une opportunité pour tous les joueurs, de tester des pigeons dans un autre environnement, et d’être joués avec une méthode différente. Cela peut donner une idée de la valeur d’une souche ou d’une famille de pigeon ».

« Pour 2020, je compte m’investir et participer à l’équipe constituée par Olivier BERTAUX et Ludovic CLIQUOT ».

Les éoliennes :

Il y a beaucoup d’éolienne dans le secteur, Annie a déjà pu observer que de grands groupes de pigeons voyageurs devient leur vol vers le sol, afin d’éviter les pales.

En conclusion Eric tient à féliciter tous les autres amateurs, qui sont sur les différents podium, ainsi que tous les autres, sans qui il n’y aurait plus de sport colombophile. « Bonne année et bonne saison 2020 à tous ».

Bon réveillon à tous, merci pour votre fidélité.

Rendez-vous en 2020, pour de nouvelles aventures colombophiles :) sur le site et le blog.

olivierdaulnois@gmail.com

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